Kinshasa : Sit-in à l’Hôtel de Ville pour 9 mois d’arriérés, l’administration au bord de la rupture

Les agents et cadres de l’administration urbaine de Kinshasa ont organisé lundi un sit-in devant l’Hôtel de Ville pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaires accumulés tout au long de l’année 2025. Les syndicats estiment la dette salariale à environ sept à neuf mois de rémunération impayée.

Ce lundi 23 février 2026, l’intersyndicale de l’administration urbaine de la ville de Kinshasa a tenu un sit-in devant le bâtiment de l’Hôtel de Ville, en plein centre de la capitale de la République démocratique du Congo. Les agents et cadres issus de toutes les directions de la division provinciale dénoncent le non-paiement de leurs salaires de l’année 2025, ainsi que de graves dysfonctionnements dans le versement des rémunérations de janvier 2026, actuellement en cours.

Prenant la parole au nom de l’intersyndicale, son président David Delord Luyeye a rappelé que les revendications des agents s’inscrivent dans le strict respect du cadre légal. Il a indiqué que des pourparlers sont engagés avec le gouvernement provincial depuis le 19 février 2026, à l’issue desquels il avait été convenu de procéder en priorité au paiement du mois de janvier, avant d’enchaîner avec celui de février. Si cette mesure a contribué à apaiser temporairement les tensions, les syndicats maintiennent que l’apurement intégral des arriérés demeure une priorité absolue.

Les manifestants pointent également des défaillances logistiques et opérationnelles imputées à l’établissement bancaire chargé de la paie des agents de la ville. Selon M. Luyeye, certains fonctionnaires seraient contraints d’attendre entre deux et quatre jours après la date prévue pour percevoir leur rémunération mensuelle, une situation qu’il qualifie d’« inacceptable » et qui, selon lui, « porte atteinte à la dignité des agents et impacte négativement le rendement de l’administration ».

L’intersyndicale appelle les autorités provinciales compétentes ainsi que les institutions financières concernées à prendre « des dispositions urgentes et appropriées » pour solder les arriérés et garantir la régularité des paiements à venir. Les syndicats préviennent que l’absence de règlement rapide compromet d’ores et déjà le lancement du paiement du mois de février 2026.


Kinshasa, 23 février 2026 — Agora News Hebdo

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